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Etre Geek et Linuxien 2 deviances incompatibles

06/01/2012 28 commentaires

Oui le titre est volontairement provocateur. Pourquoi déviance ? Ici c’est bien l’acception tare qu’il faut comprendre.
En effet au vu du mépris affiché par les constructeurs envers la plèbe en quête d’un peu de liberté, ou souhaitant sortir quelque peu des sentiers battus, il faut bien se rendre à l’évidence. Le Linuxien ou le libertaire convaincu est bien perçu comme un marginal.
J’entends encore une ex-collègue me rétorquer à ma question : « Suis-je libre de mettre l’OS que je souhaite sur mon poste de travail ? », « ben, pourquoi tu veux mettre quoi d’autre que Windows ? »

Qu’est-ce qui me pousse aujourd’hui à écrire un article ressemblant plus à une diatribe qu’à un simple billet de blog ?
Tout simplement le fait qu’en plus d’être un fervent et ardent défenseur du Logiciel Libre doublé d’un pourfendeur du modèle propriétaire, il se trouve que je suis également un geek invétéré. En ceci il faut comprendre que je me plais à changer régulièrement de laptop de mobile ou autre.
Lorsque je décide de changer de laptop, je fonctionne essentiellement au coup de coeur ce qui veut dire que je prends rarement le soin de regarder la compatibilité de la machine avec Debian. En effet, pourquoi diable ne pourrais-je pas acheter l’ordinateur que je veux et y faire tourner ce que je veux ?

Pourquoi ? Tout simplement parce que les linuxiens, bsdistes et autres comptent pour quantité négligeable aux yeux des constructeurs.
Alors oui, il est aisé de répondre qu’il est normal qu’un constructeur conçoive ses machines pour 95% du marché et pas pour une minorité. Je répondrais simplement qu’il est encore plus aisé de concevoir ses machines selon les standards, et de tenir les sources des pilotes à disposition. Il est proprement insupportable de devoir mener une étude de compatibilité approfondie du matériel afin de savoir ce qui va bien fonctionner, moyennement fonctionner, ou ne pas fonctionner du tout sur l’ordinateur que l’on planifie d’acheter.
Si vous adoptez ma démarche d’achat compulsif, il vous faut une dose de chance colossale pour que votre distribution GNU/Linux préférée fonctionne et encore plus pour qu’elle fonctionne OOB (Out Of the Box ou au sortir de la boîte selon le jargon en vigueur).

Pour illustrer ce triste et horripilant constat, voici le dernier exemple en date. Séduit par l’extrême mobilité qu’offrent les UltraBooks, je me suis fait plaisir en m’offrant un Asus Zenbook UX21E. Je peux vous le dire d’emblée, une erreur monumentale !
En effet après m’être extasié devant le design et le poids plus que contenu de la machine, mon extatique joie s’est transformée en déception puis en colère, lorsque je me suis lancé dans l’installation de Debian dessus.
Première difficulté, le Zenbook vu sa finesse ne comporte pas de port ethernet et Squeeze ne reconnait pas la carte Wifi OOB. Je télécharge donc une image Core et me lance dans l’installation, qui se passe relativement bien.
Asus a eu la bonne idée contrairement à certains constructeurs fruitiers, de livrer sa machine avec les adaptateurs qui vont bien, dont un qui fournit une interface ethernet sur l’USB. Le constructeur Asix fournit même les sources du pilote. Je compile donc le .ko sur une autre machine, le copie sur le Zenbook, et un modprobe plus tard, je suis Online !
J’entreprends alors de passer vers SID afin que tout le matériel soit pleinement reconnu et surtout pour Gnome 3 que j’affectionne tout particulièrement. La migration terminée, le wifi est reconnu et le reste aussi. Du moins en appparence. Car la réalité est toute autre. Petite liste :

  • Le Bluetooth ne detecte aucun équipement
  • Tout juste 3 heures d’autonomie
  • Suspend to RAM ou To Disk ne fonctionne pas et crash la machine
  • Surchauffe
  • Touchad ne fonctionne qu’en mode souris

Bref la machine est inutilisable. Après avoir parcouru quelques forums je me rends compte que peu importe la distribution utilisée, les utilisateurs rencontraient tous les mêmes problèmes que moi.
Je me suis alors dit que j’allais renvoyer la machine. Puis je me suis ravisé.
La première solution envisagée, fut de remettre Windows et de faire tourner une VM de Debian dedans. J’ai tenu 3 jours.
Je n’avais pas utilisé de Windows depuis au moins 10 ans et tout ce que je peux dire, c’est que c’est toujours la même saloperie (pardonnez la trivialité). Plantages, lourdeur, installation de logiciels tiers insupportable (lourdeur,lenteur,capacité extraordinaire à vous installer des barres d’outils ou autre logiciel invasif du même genre), capacités natives ridicules l’OS ne sait même pas lire de PDF nativement !!! Et pire que tout le nombre de mises à jour par jour, les messages incessants dans la barre des tâches, les bloatwares fournis par les constructeurs. De boîte l’OS pourrait peut être fonctionner mais il n’est pas utilisable au quotidien car il ne dispose d’aucune brique de productivité. Et c’est dès lors que vous souhaitez enrichir votre poste de travail, que les ennuis commencent.
On ose dire que GNU/Linux c’est compliqué. Essayez donc de modifier quelques paramètres systèmes sous Windows et comparez ! Essayer par exemple d’obtenir le plus rapidement possible les mêmes informations qu’un fdisk -l et bon courage.
J’ai donc tenu 3 jours. J’ai ensuite réinstallé Debian en Testing car le contrôleur Wifi est reconnu par l’installeur puis suis repassé en SID. J’ai compilé un noyau 3.2-rc7 en découvrant avec bonheur que l’autonomie passait alors à 5 heures, et que le driver USB Ethernet est présent dans le noyau. Malheureusement, il plante la machine de manière aléatoire. Debian venant de mettre le 3.2-rc7 dans experimental, je l’ai installé, compilé le driver selon les sources du constructeur et fonctionne comme ça au moment où j’écris ces lignes.
Afin de récupérer la fonctionnlité de Suspend to RAM il a fallu insérer un script dans /etc/pm/sleep.d, et un autre dans /etc/pm/power.d/ afin d’appliquer les « tunables » de powertop.
Le Bluetooth n’est quant à lui toujours pas fonctionnel.

Voilà cette expérience m’a donc permis de mettre en valeur plusieurs choses plus ou moins latentes jusqu’ici.
Premièrement Windows est inutilisable et ses utilisateurs ne sont que des otages souffrant du Syndrome de Stockholm.
Deuxièmement, il est urgent de forcer les constructeurs à concevoir des machines selon des standards.
Dernièrement et même si je ne peux l’accepter, n’achetez jamais de Laptops sur un coup de tête, surtout si comme moi vous souffrez des 2 déviances citées en titre …

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Comptons nous !

13/09/2011 Aucun commentaire

En lisant Slashdot ce matin, je suis tombé sur le projet linuxcounter.net.
Ce projet un peu ambitieux consiste à recenser le nombre d’utilisateurs et de machines respectivement utilisant et faisant tourner des distributions Gnu/Linux.
Cette initiative ne date pas d’aujourd’hui puisqu’ayant démarré en 1993 !! Mais cela faisait 4 ans que le projet n’évoluait plus. C’est maintenant chose faite. Sous l’initiative d’Alexander Mieland, LinuxCounter est reparti.
Vous pouvez participer au projet en vous enregistrant et en faisant tourner sur vos systèmes un script.
Le site rencontre actuellement quelques problèmes de charge suite à la parution de l’article sur Slashdot.

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Categories: Linux et Open-Source

Comment le « Troll » va tuer l’adoption de GNU/Linux sur le Desktop …

12/08/2011 4 commentaires

Un troll est une action de nature à créer une polémique en provoquant les participants d’un espace de discussion (de type forum, newsgroup ou wiki) sur un réseau informatique, notamment Internet et Usenet. Le mot désigne également un utilisateur qui a recours à ce type d’action.
Par métonymie, on parle de troll pour un message dont le caractère est susceptible de générer des polémiques ou est excessivement provocateur, ou auquel on ne veut pas répondre et qu'on tente de discréditer en le nommant ainsi.
Le mot « troll » peut également faire référence à un débat conflictuel dans son ensemble. Dans la majorité des cas, l’évaluation repose sur l’aspect récurrent ou caricaturé de l’argumentation, les participants peuvent alors tout aussi bien être qualifiés de « trolls » que de « trolleurs ». En français, le terme « trollage » existe aussi pour désigner les actions des personnes considérées comme des trolls.

Voici selon Wikipédia, la définition d’un Troll au sens « Internet » du terme. Dans son article paru sur itworld.com, Brian Proffitt tente de démontrer que si les « gueguerres » de clocher ne cessent pas rapidement au sein de la communauté du Logiciel Libre dans son ensemble, GNU/Linux ratera son adoption par le grand public sur le Desktop.

Je rebondis alors sur mon billet au sujet de Gnome3, quant à savoir si cela représente l’avenir du Bureau Linux.
En effet pour illustrer son propos Brian Proffit cite quelques célèbres batailles telles que Gnome vs KDE et maintenant Unity, ou alors le récent schisme entre LibreOffice et OpenOffice. On pourrait ajouter Vi vs Emacs, Debian vs Ubuntu (c’est vrai que pour celui là je suis fautif …) et j’en passe. Son argumentation tient sur le fait que si la tendance se confirme, les ordinateurs ne serviront bientôt qu’à lancer un navigateur pour accéder à toutes ses applications en ligne. GNU/Linux étant capable de lancer ledit navigateur et donc d’exécuter ces applications, il n’y aucune raison de continuer de donner de l’argent à Microsoft ( et je rajouterais Apple ) pour n’avoir q’une passerelle vers Internet. Et que donc Linux a une place au soleil à se faire.

Selon moi on assistera bientôt au même comportement de la part des éditeurs historiques pour tenter de conserver leurs parts de marché, que les majors aujourd’hui face au téléchargement. Tenter de faire perdurer vaille que vaille un business model d’un autre âge sans écouter ce que le marché veut réellement. Mais ceci est un autre débat.

Brian Proffitt dit tout simplement que si sur le papier ça semble presque logique, le troll ( même s’il ne le nomme pas des fois que … ) constitue aujourd’hui la plus grave menace de la non-adoption de Linux au moment de l’explosion du Cloud. Je suis en parfait accord avec lui ( même si un petit troll de temps de temps ne fait pas de mal ;-) ). Il cite une étude de Evans Data Survey, selon laquelle les développeurs Nords-Américains préfèrent désormais développer sur Mac OS que sur Linux, mais qu’aujoud’hui il existe encore deux fois plus de codeurs Linux que Mac OS. Les gens préférant développer pour la plateforme qu’ils utilisent quotidiennement, qu’adviendra-t-il si Gnu/Linux ne perce jamais vraiment sur le Bureau ? Certes il s’agit d’une vision très alarmiste, et rien que d’y penser j’en ai des sueurs froides ….

La communauté doit se rassembler derrière les points forts de notre OS et les idéaux du mouvement dont nous faisons partie sous peine de ressembler rapidement à la Gauche de notre pays. Des groupes par ci par là sans aucun poids ( vous l’avez vu ce Troll ?? ). Dans le cas contraire Proffitt termine en disant que sans ça à la question :
Pourquoi ne pas adopter Gnu/Linux la réponse pourrait invariablement être : « Qui s’en soucie ? »

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Xen va intégrer le Kernel mainstream

22/06/2011 2 commentaires

Aujourd’hui un administrateur souhaitant utiliser Xen pour virtualiser, se trouve dans l’obligation de procéder à une modification lourde de son système, à savoir l’installation d’un noyau dédié à Xen. Qui plus est, les processeurs ne disposant pas des instructions de virtualisation matérielle (Intel-VT/AMD-V) obligent également les administrateurs à virtualiser des OS invités modifiés afin qu’ils puissent tourner sur Xen.
Si pour des administrateurs quelque peu chevronnés, ces opérations ne posent pas tellement de problèmes, c’est nettement moins évident pour des utilisateurs disons moins initiés.

Linux Journal nous apprend donc que Xen va intégrer le noyau directement tout comme KVM. Ceci devrait être le cas avec la version 3.0 du kernel.
Il est probable que cette intégration n’accélérera pas l’adoption de Xen dans des proportions gigantesques, mais il en facilitera l’accès à des utilisateur souhaitant recourir à la paravirtualisation.

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De l’installation de GNU/Linux sur les laptops

10/06/2011 2 commentaires

Mes dernières expériences en matière d’installation de distributions Linux sur un laptop se sont rarement passées dans la ouate, et ce que ce soit sur du netbook pur et dur jusqu’à de l’Ultra Portable.
Dommage quand même surtout quand on sait que la catégorie Netbooks devait inialement postionner GNU/Linux comme OS préinstallé. On sait comment ça s’est terminé …

Mes 2 dernières acquisitions (un Sony Vaio à base d’AMD et un Asus équipé d’Optimus) n’ont rien fait pour me démontrer le contraire, et même un précédent Vaio.
Sur chacune de ces machines, j’ai rencontré différents problèmes qui n’auraient pû être résolus par des utilisateurs non-initiés. Etant utilisateur (et contributeur) de Debian, c’est cette distribution GNU/Linux que je souhaite installer sur mes machines. La première chose à dire, c’est que sur chacune des machines j’ai été obligé de passer en SID car la Stable (Lenny ou Squeeze) ne fonctionnait pas.

Sur le premier Vaio en plus de passer en SID, j’ai été obligé de compiler un noyau car aucun de ceux disponibles ne fonctionnait. Soit j’avais du réseau mais pas d’écran, soit l’inverse !! La solution a donc été de passer en SID + de compiler un noyau.
Le problème de l’Asus état différent. Il fonctionnait bien avec la SID, mais avait une gestion d’énergie du disque dur qui provoquait le « parcage » des têtes 50 fois par minute ! J’ai donc été obligé de modifier les paramètres de gestion avec hdparm. Qui plus est il m’a été impossible de profiter de la carte Nvidia car la technologie Optimus n’était pas gérée sous Linux de l’aveu même de Nvidia. Des projets récemment apparus (bumblebee) permettent de gérer la bascule de manière non automatique.

Le dernier Vaio est peut être celui qui m’a donné le plus de fil à retordre. Je vous propose de consulter l’article ci-dessous consacré à l’installation de Debian dessus.

Bref quel est le constat que l’on peut tirer de tout ça ? Comme le dit Philippe dans un commentaire sur l’article précédent, il semble de plus en plus difficile d’installer une distribution sur les laptops modernes. Certains d’entre vous me diront que Debian n’est pas la plus appropriée pour supporter le nouveau matériel. Je répondrais que c’est en partie vrai, mais que sur ma dernière plateforme, Debian sait tout faire fonctionner alors qu’Ubuntu plante quand on connecte un moniteur externe sur la prise VGA.
Ce qui est plus malheureux en revanche, c’est que quand on est un libriste convaincu, que les premières choses que l’on fait quand on achète une nouvelle machine c’est de supprimer Windows et de se faire rembourser la licence, et bien nous avons un choix restreint au niveau des machines et que l’achat d’impulsion est de moins en moins possible.

Et vous quelles sont vos expèriences en la matière ?

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Installation de Debian sur Plateforme AMD Zacate (brazos)

07/06/2011 13 commentaires

Je viens de remplacer mon Asus 1215n par un Sony Vaio VPC Y1sb1. La raison première est que la technologie Optimus présente sur l’Asus fonctionne ne fonctionne pas sous Linux ou alors de manière un peu chaotique grâce à des projets libres comme Bumblebee. Optimus consiste à embarquer 2 cartes graphiques dans le laptop, et à intégrer un mécanisme de bascule automatique en fonction de la gourmandise de l’application.
Sous Windows cela fonctionne plutôt pas mal (bien que n’ayant pas testé moi même) mais sous Linux y’a encore du boulot. Bref en ayant assez de ne pas pouvoir profiter pleinement des technologies de mon laptop j’ai acquis en remplacement le Vaio.

Le Sony est basé sur la dernière plateforme mobile d’AMD Brazos, composée du processeur E-350 cadendé à 1.6 ghz, lui même embarquant la partie graphique une ATI Radeon HD6310. Ce couple se montrant plus performant que l’Atom D525+Ion Nextgen de l’Asus (je vous renvoie à ce test éloquant de blogeee.net).

Autant vous le dire tout de suite l’installation de Debian sur la machine n’a pas été une partie de plaisir.
J’ai commencé par vouloir installer une Squeeze 64 bits. L’installation s’est plutôt bien déroulée. Au redémarrage, 2 constatations :
Le touchpad ne fonctionnait pas et la résolution d’écran était en 1024×768 (au lieu de 1366×768). Pour le pilote graphique je lis qu’il faut installer le pilote propriétaire d’ATI. Ce que je ne voulais absolument pas. J’ai quand même essayé.
La résolution était désormais la bonne, mais les fenêtres et la navigation WEB saccadaient énormément. Bref inutilisable. Pour le touchpad je déduis un problème de kernel qu’un essai avec un live-cd Ubuntu sous 2.6.38 me confirme. Décision est alors prise de migrer vers SID.
La migration se passe et au redémarrage j’obtiens un écran irrisé avec l’impossibilité de switcher vers un autre TTY. Le live-cd d’Ubuntu m’a également montré que le pilote libre radeon fonctionnait très bien.

Voici donc ce que j’ai fait pour parvenir au résultat atttendu sans recourrir à un pilote propriétaire.
J’ai compilé un noyau 2.6.38.8 depuis les sources de kernel.org. Je vous joins ici le .config du kernel. Pour la compilation je vous renvoie à un précédent billet traitant du sujet.

Un dpkg -i des 2 fichiers créés et le noyau était installé dans une Squeeze fraîchement (ré)installée. Redémarrage sur le nouveau noyau et passage vers SID. Au redémarrage, tout était fonctionnel. De la carte graphique au Touchpad en passant par le WIFI, le Bluetooth (lui ne marchant pas en 2.6.39) et le son.
Voilà l’installation est désormais terminée et la machine fonctionne parfaitement. J’espère que mon expérience vous sera profitable si vous décidez également d’adopter cette plateforme qui semble prometteuse.

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Solutions Linux 2011 Microsoft et Interopérabilité

12/05/2011 5 commentaires

Comme tous les ans, je me suis rendu au salon Solutions Linux qui se tenait cette année au CNIT à La Défense. Mes impressions sont globlament mitigées. J’ai trouvé le salon dans son ensemble assez pauvre et pas assez ouvert (en terme d’esprit j’entends).
Comme depuis quelques années maintenant, Microsoft est Gold Sponsor du salon et y a un stand. Ce dernier étant placé à l’entrée du salon, c’est la première chose que l’on voit en entrant. Ce qui vous en conviendrez n’est pas optimal pour un salon sensé promouvoir le Logiciel Libre et l’OpenSource.

Je n’ai donc pas pu m’empêcher de me rendre sur leur stand afin d’essayer de comprendre quelle est la vision de Microsoft sur les formats ouverts, et l’OpenSource en général. J’y ai rencontré une dame avec qui j’ai donc pu échanger sur le sujet.
A la question quelle est la vision de Microsoft, j’ai eu comme réponse, l’interopérabilité.
Si vous ne connaissez pas l’interopérabilité selon Microsoft, je vous enjoins de lire l’éditorial d’Alfonso Castro, Directeur de la stratégie Interopérabilité.
Vous vous apercevrez très vite que l’interopérabilité chez Microsoft, consiste à rendre les autres produits compatibles avec les siens !! Dans ce sens ça leur va bien mais alors dans l’autre ….
Pour vous en convaincre enchaînez avec la lecture de leurs principes d’interopérabilité et notamment le truculent : «compatibilité avec le modèle OpenSource» qui selon eux consiste à adopter le langage PHP sur leurs plateformes et surtout à ne pas poursuivre les développeurs OpenSource qui auraient par le pire des hasards utilisé leurs technologies à des fins de distribution non-commerciales. Une chance !

Enfn quoi qu’il en soit me voilà parti en joute oratoire avec la dame qui m’explique que Word sait enregistrer des documents dans des formats ouverts et que les machines Microsoft savent parfaitement échanger des données avec des machines Linux notamment dans le domaine du calcul sa spécialité.
Je lui pose alors la question pourquoi Microsoft n’intègre pas de client SSH natif, pourquoi nativement Windows ne sait pas accéder ne serait-ce qu’en lecture au format EXT des systèmes de fichiers. Ce qui pour moi représente la vraie intéropérabilité.
Evidemment elle ne m’apportera pas de réponses autres que «je vais me renseigner mais ça m’étonne» !

Elle finit par me dire qu’adopter des solutions OpenSource coûtent plus cher aux entreprises. Qu’en effet si l’intégrateur ou la société ferme, la société devra repayer une prestation complète auprès d’un autre prestataire. Je lui fais alors remarquer qu’au moment du passage d’Exchange 2003 à Exchange 2007, les ôtages Microsoft aussi ont été obligés de payer de la presta tellement c’était le cirque (ce qu’elle n’a pas démenti) !

J’essaye ensuite de l’amener sur le terrain de la communauté en tentant de lui démontrer sa force en terme de réactivité notamment lors de patchs … Que l’intérêt du code ouvert se situait justement là.
Peine perdue elle me rétorque que les gens ne veulent qu’une chose signer un chèque et que tout leur tombe tout cuit dans le bec !! j’étais atteré.

Bref y ‘a du boulot ….

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Gnome3 l’avenir du bureau Linux ?

08/05/2011 6 commentaires

La sortie toute récente de la dernière version du gestionnaire de fenêtres Gnome, m’a fait me poser la question suivante :

«Est-ce là l’avenir du bureau sous Gnu/Linux ?»

Cette interrogation peut porter deux sens. En ce qui me concerne, je trouve que ce que les développeurs Gnome ont fait avec la version 3.0 est tout bonnement fantastique. Un design épuré, l’essentiel accessible rapidement, moins de parasitage de l’environnement de travail …
C’est sur que ça tranche largement avec les anciennes versions. Les plus geeks d’entre nous retiendront une espèce de bridage ou de limitation sur les possibilités de tuning du bureau. Mon avis est que si Gnome doit représenter l’avenir et donc s’inscrire dans la mouvance Cloud et du tout online, une interface aussi simple est tout ce qu’il faut. On se rapproche alors des concepts de ChromeOS ou Moblin.

Mon opinion est que la bataille du poste de travail tel qu’on le connait aujourd’hui, est perdue. Il faut alors tenter d’imaginer aujourd’hui à quoi il ressemblera demain. En ça Gnome3 est en avance. Microsoft et Apple ont une trop grande inertie pour s’adpater rapidement à un nouveau modèle. C’est précisemment là que les OS Gnu/Linux ont leur carte à jouer.

Demain les ordinateurs ne seront que des points d’accès au nuage. Rien ou quasiment plus rien, ne sera stocké en local. Que ce soit les données ou bien les applications. Du coup l’OS installé sur votre poste ne servira que de passerelle vers ce nuage. A quoi bon alors chercher à avoir une interface complexe avec des possibilités de personnalisation infinies ? La seule application nécessaire sera le navigateur.

Alors c’est sur Gnome3 n’est pas encore ce seul point d’accès. Il possède toujours les applications classiques que tout le monde connait. Mais force est de reconnaître que l’expérience utilisateur a grandement évolué avec cette nouvelle version, et que Gnome3 montre clairement le chemin de ce que sera le poste de travail dans l’avenir.

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Surfer sur le web en console

20/12/2010 2 commentaires

Il est vrai qu’à l’heure du WEB 2.0 et de tous ces nouvelles techniques permettant de faire des sites tous plus flashy (sans jeu de mots) les uns que les autres, la navigation sur le web au travers d’un terminal Linux peut sembler quelque peu désuet.
Cependant il reste un excellent moyen d’aller vite et bien à l’info, ou de réaliser certaines opérations qui seraient nettement plus compliquées et chronophage à l’aide d’un environnement classique.
L’un des programmes les plus connus dans ce domaine est Lynx. Voici à quoi ressemble la page d’accueil de Google vue sous Lynx :

Au premier regard ce n’est pas très convivial j’en conviens et évidemment il n’y a pas d’images. Cependant cette dernière caractéristique fait que la navigation en est grandement accélérée.
Voici le résultat d’une recherche Google sur Technoaddict. En jaune est surligné le lien que je souhaite ouvrir sous Lynx :

La navigation s’effectue le plus simplement du monde à l’aide des flèches de navigation et de la touche entrée pour valider un lien par exemple.
Comme toute bonne application il est possible de passer des commandes au lancement. Par exemple :

lynx http://www.google.fr -accept_all_cookies 

Permet de lancer lynx en acceptant tous les cookies.

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Categories: Linux et Open-Source

La bourse de Londres sur le point d’adopter GNU/Linux

13/10/2010 10 commentaires

La bourse de Londres (la plus importante place financière européenne tout de même) vient juste de terminer une «répétition générale» visant à valider la mise en place de sa nouvelle plateforme de Trading.
Basée sur Linux, Solaris et se basant sur des bases Oracle (tout ne peut pas être parfait) la nouvelle plateforme nommée Millenium devrait offrir des temps de trading de l’ordre de 0.125 millisecondes ce qui en ferait alors la plateforme la plus rapide du monde.
Le plus intéressant c’est que cette plateforme vient en remplacement de la solution TradElect de ….. Microsoft. :-)
Il faut savoir que cette solution est l’objet de nombreuses controverses notamment en raison de trop nombreuses coupures de service. En 2008 le London Stock Exchange avait même du faire face à un downtime de 8 heures !!!
Le LSE avait affirmé que cela n’avait rien à voir avec la solution de Microsoft mais malgré une mise à jour en 2008 ayant coûté 40 millions de livres, la place financière n’a eu de cesse de chercher à remplacer Microsoft au sein de son architecture de Trading.

Une dernière épreuve de stress de Millenium aura lieu le 23 octobre et la mise en ligne officielle est planifiée pour le 1 novembre.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est une excellente nouvelle. Ceci est la preuve que même en matière d’applications critiques (encore fallait-il qu’il y ait encore quelque chose à prouver), le modèle OpenSource est la solution d’avenir à opposer aux modèles propriétaires onéreux et obsolètes et «inmaintenables» de manière souple.

(source : ComputerWorld)

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